Reeee

Quitte a changer d'avis autant le faire bien donc moi je change TOUT.
Je recommence avec une autre histoire ;p
"Pas chiante la fille" et oui je sais! =D
Bonne lecture
Reeee

# Posté le samedi 06 juin 2009 04:47

La main du diable

La main du diable
Courir. Juste courir. Le plus vite possible. Le plus loin possible. Courir même si mes jambes soufrent, même si mes pieds saignent, même si mes poumons brulent. Courir à travers les ruelles. Courir vers nulle part. Courir et tourner dès que possible. Juste parce que un instant, quand on tourne, on ne voie plus ce qu'il y avait derrière sois. Un instant.

Mes oreilles bourdonnent. Je voudrais me les arracher. Ne plus entendre ses pats claquants sur le goudron, se souffle excité, ses fermetures éclaires qui cliquettent comme des chaines. Mes yeux aussi j'aimerais tellement me les enlever. Ils ne me montreraient plus toute cette ombre. Cette ombre. Et ses voies qui hurlent en moi. Qu'elles se taisent !

COURS ! C'est lâche ! PLUS VITE. Tu ne peux pas il va t'attraper. SEME LE. Fait lui face. FUIS!

Fuir... C'est anormal...Je ne fuis pas normalement... Pourtant mes jambes continent de courir. Je dois m'arrêter ? Et après ? IL NE DOIT PAS T'ATTRPER COURS ! ce sera fini vite, au moins tu en courra plus... Ne sois pas la proie !

Elles sont trois maintenant. Taisez-vous !

Tourne vite ! Il n'est plus là. Un instant il n'est...Il...Une...Une impasse... Je m'arrête à quelques centimètres du mur. Une impasse ! Cette évidence me donne l'impression d'être rentré dans le mur, comme si cela était tellement absurde que la vérité ne pouvait s'imposer que physiquement. Je n'ose pas me retourner. Lui s'est arrêté au début de l'impasse. Il marche lentement à présent. Il reprend son souffle. Il sait qu'il a gagné. Je lui tourne toujours le dos et ferme les yeux le plus fort possible. Ce n'est qu'un cauchemar. Ca va disparaître. Pourtant le fil de sa lame sur ma gorge est bien là. Je sens son souffle fétide sur mon visage alors qu'il me murmure son poison en me baisant le cou de ses lèvres putrides.

« Tu m'as fait bien courir. J'espère que ça en vaut le coup, si nan... » me susurre-t-il de sa voie haletante, la peau de son visage empestant la sueur colée sur ma joue, tout en augmentant la pression de son couteau sur ma gorge.

Sa seconde main se pose sur ma poitrine et commence à jouer avec... Je reste pétrifiée, toujours dos à lui, les poings sérés, les yeux clos. Tout ça va disparaître, ce n'est qu'un cauchemar. Les voies en moi se sont tuent. La mienne est morte. Sa main glisse sous ma tunique et remonte vers ma poitrine. Elle est moite, chaude et parcourue de spasme. Des perles de sueurs coulent de mon front, mon c½ur ne bat plus, il vibre et ma respiration est toujours difficile et irrégulière. Sa langue parcoure toute la surface de ma peau qui lui est accessible, me couvrant de sa bave immonde. J'ai envie de vomir, de crier, de disparaître. Ma mâchoire se crispe, tout mon corps tremble lorsque ses doit serpentent sous mon soutien gorge et que derrière moi sa présence se fait plus ferme.

Je sens mon c½ur bondir dans ma poitrine lorsqu'une étrange chaleur qui l'envahit. Brulante comme une flamme de bougie. Je me concentre dessus. Je ne vois plus qu'elle, ne sent plus qu'elle, cette petite luciole qui brule mon c½ur. Je la voie comme un petit flux or et roux glissant hors de lui.
Et sa main serpente sur mon ventre, mon bassin, mon pantalon...

Le ruban de feu lui aussi descend, vers mon bras, et à chacun des mouvements de cette chose qui me touche il n'est que plus brulant.

Sa main remontre. Ma main entière chauffe. Il défait ma braguette. Maintenant elle brule de l'intérieur. Ses doigts descendent. Mes veines et mes muscles prennent feu. Ils serpentent sur moi. J'ai envie de hurler.

Je hurle.

Sa lame dessine un rail rouge sur ma gorge que lorsque violement je me retourne. Dans un même mouvement ma main part en direction de son visage, les doits crispés, pour le griffer, lui crever un ½il, le défigurer. Mes ongles pénètrent sa chaire putride et une gerbe de sang en gicle. Il s'effondre par terre, criant et se couvrant le visage des mains. L'envie me prend de l'écraser sous mes pied, cafard, de lui attraper la gorge et de serrer, lapin, de le frapper si fort que j'en aurais mal aux mains, sac de viande. Mais soudain, je l'enjambe, je pars en courant.

Vous savait se que c'est que d'être emporter par un cheval sur la plage ? Cette impression d'être attaché à une puissance folle furieuse dont le seul désir est d'atteindre le bout de l'infini ? Et bien c'est se que je ressens en se moment. Mes jambes s'agitent sous moi et semblent puiser leur force dans ma peur, sans se soucier de leur propre douleur. Je ne sais où elles m'emmènent, mais elles semblent savoir. Et de toute façon tant qu'elles m'emmènent loin... Ma gorge est si sèche que s'en est douloureux. Mes poumons inspirent et expirent si peut que je m'évoque moi même un chien traqué, hors d'haleine. J'ai tellement mal aux pieds que je crois qu'ils saignent. Le bruit de mes propres pats résonnent sur les murs de pierre qui m'entourent et j'ai de nouveau l'impression d'être suivit. Ma foulée s'allonge, elle se fait plus aérienne. Les bruits de pats se sont éteins, comme tout autre bruit. Il ne reste plus que le silence, moi et ma course.

Soudain un klaxon raisonne à coté de moi. Je regarde hébétée autour de moi, je suis au milieu de la route. Un second klaxon me fasse sursauter et je monte en titubant sur le trottoir. Comment es ce que je suis arrivé là ? Qu'es ce qui c'est passé ? Mes jambes se mettent à trembler, j'ai la tête qui tourne, les extrémités de mon champ de vision se brouillent, j'ai envie de vomir, je sens le sol qui tangue sous mes pieds. Une voiture passe à toute vitesse à cotée de moi, je sursaut et perd le peut d'équilibre que j'avais. Je tente de me raccrocher au feu pour piétons mais ma main est moite, elle glisse. Le contact avec le sol me fait l'effet d'une gifle. Je prends une grand inspiration sifflante, depuis quand n'ai-je pas respiré ? Mon c½ur bat la chamade, j'halète, j'étouffe. Les lumières et les bruits se mêlent dans un chaos terrifiant. Les larmes me montent aux yeux. Pitié que tout ça s'arrête. Les néons assourdissants, les vrombissements aveuglants, que tout ça arrête de me marteler le crane !

Je me recroqueville sur moi-même, les mains sur les oreilles, les yeux clos. Pourtant tout continue à tanguer, à s'entre choquer, à hurler, à me frapper. Il y a une guerre dans ma tête entre le bruit et la lumière. J'ai de plus en plus envi de vomir. Que la terre arrête de tourner !

Soudain celle si disparaît. Je ne la sens plus même si tout continu à tanguer. Contre moi je sens une douce chaleur et j'entant un doux martellement familier. Petit à petit je n'entant plus que se battement régulier, je ne sens plus que cette tendre pression sur mon corps. Les néons ont disparut et je ne vois plus a travers mes paupières qu'une douce lumière. Je me mets à sangloter, nicher au creux de se monde que je ne voudrais jamais quitter.

Pourtant je ne le sens plus. Plus rien. J'ai froid, ou est tu passé petit feu ? Il faut que je le rattrape, qu'il revienne m'engloutir. J'ouvre lentement les yeux, la lumière est presque moins forte qu'a travers mes paupières. Je suis assise sur une chaise, dehors, dans une petite rue où les voitures ne passent pas, les lampadaires et les enseignent éclairent les murs de pierres qui m'entourent et les quelques passants. L'ouïe me revient petit à petit, quant l'avait je perdu ? Derrière moi j'entends des voies et je sens l'odeur de l'alcool flotter dans l'air. La rue se perd d'un coté dans un dédale de petites rues et de l'autre cotée monte jusqu'à une route où les voitures défiles. Cet endroit je le connais. Si je remonte jusqu'à la route passante je serais en face qu'une place aménagée comme un petit parc qui sert de rond point. Si je continu tout droit et que je prends la première à gauche je trouverais un arrêt de bus, celui que je prends pour rentrer chez moi. A cette pensée je sens un poids s'enlever de mon c½ur. Je sais où je suis et comment rentrer. Une vague d'apaisement m'envahit.

# Posté le samedi 06 juin 2009 05:12

Someil et reveil

Someil et reveil
« Ca va ? Tu n'es pas blessée ? Tu n'a rien ? » Je sursaute. Il y a quelqu'un avec moi, je ne l'avais même pas vu. Je ne les avais même pas vues. Un jeune homme d'un peut plus de vingt ans est debout à un mètre et demi de moi, ses yeux bleu contrastent étrangement avec le brun de sa peau et me lancent des regards à la foi inquiet et gêné. Une jeune femme du même âge est à croupis devant moi, elle tient ma main droite dans les siennes et la scrute avec délicatesse. Mes yeux s'arrêtent soudain. Ma main est couverte de sang. Réellement couverte de sang ! J'en ai jusqu'au poigné et des éclaboussures tachent mon jean et ma tunique noir. Pourtant je n'ai pas mal, enfin je n'ai pas mal aux mains, mes jambes me font souffrirent le matir mais pas mes mains...

Je reste là, à plié et déplier mes doits. Hébétée. Il ne se passe plus rien dans mon esprit. Juste le vide et le rouge sur ma peau. « Tu à mal quelque part ? Tu te souviens de où tu été ? » dit une voie de femme. Je relève les yeux et tente de rassembler mes fragments de mémoire pourtant, tout se brouille, s'emmêle, se mélange. Plus rien n'est clair et plus je tente de me rappeler plus mes souvenirs m'échappent. Mon cerveau ne semble pas pouvoir se rappeler, ou ne pas vouloir.

« J'ai très mal aux jambes » dis-je dans un souffle. Ca au moins j'en étais sûre. Je tente de remonter le cours de ma soirée mais tout est si noir, si imprécis, si douloureux. Mon c½ur se met à cogner plus fort dans ma poitrine, mon souffle s'accélère et réveille les brulures de mes poumons et de ma gorge. Mes larmes se mettent à couler en silence.

« Hé... ça va aller, calme toi. » me dit doucement la femme. Son bras passe autour de mes épaules pour m'étreindre. Je m'écarte violement, plus que je ne l'aurait crus, et tombe de ma chaise. Je ne veux pas qu'on me touche ! Son contact me révulse !

Le jeune homme s'accroupis alors à coté de moi toujours par terre et me dit de sa voie douce et grave: « Doucement petite, doucement. Tu te souviens d'où tu viens ? D'où tu habites ? » Etonnant mais cette voie m'apaise.

D'où je viens... « J'étais à cette soirée... je ne voulais pas y aller mais elles on insistées... je suis sortis prendre l'air et... et je... » Je plisse les yeux dans un effort de mémoire mais rien ne me revient que la peur et le noir. Je me recroqueville sur moi-même, les jambes ramenées près de corps, mes bras enserrant mes épaules. « Du calme, essais pas de te rappeler tu n'y arriverait pas. Où elle était cette soirée ?

-Chez Tomas...Il habite en face du ciné...
-En face du Gaumont ? »

J'acquiesce de la tête en silence. « C'est pas loin, je la ramène et je te rejoins. » dit le jeune homme en se relevant, puis il me tend la main. J'hésite. Je le détail de la tête au pied. Il à un coté un peut sauvage avec ses larges épaules, sa voie de basse, son anneau d'or a l'oreille, ses cheveux noirs tressés en arrière, ses yeux bleu que sa peau brune rend perçants. Je ne sais pas trop... Il retire sa main et sans réfléchir je l'attrape et me relève. Mes jambes trembles et mes pieds me brûlent. Je ne sais pas combien de temps je tiendrais debout. Une fois à peut près stable je lui lâche la main. Je le regarde puis baisse les yeux. Son T-shirt est taché de sang, il ne semble pas blessé pourtant. C'est moi qui l'aurais taché ? Quant ? C'est lui qui m'aurait porté jusque ici...

« T'inquiète pas va, c'est qu'une tache. » Il passe sa main dans mon dos sans me toucher pour m'insister à avancer. « Tu est sûr qu'on ne devrait pas appeler... » commence la jeune femme mais il la coupe d'un geste de la main, sans prendre la peine de se retourner, et il remonte la rue à mes cotés.

Je n'ai aucun souvenir du trajet ni dut temps qu'il nous fallut pour revenir. Si nous avons parlé je ne m'en souviens pas non plus mais cela m'étonnerait de toute façon. Il me ramenât à la soirée que j'avait quitté en douce, là on me couvrit de question sur ma disparition et sur les gouttes de sang sur mes vêtements. Je n'avais pas de réponse et n'eux rien à leur dire, le jeune homme qui m'avait raccompagné expliquât que j'avais dut perdre la mémoire à cause de l'alcool. Je ne le remercierais jamais assez d'avoir ainsi menti, car je le voyais bien, il savait que se n'était pas la vérité. Mathilde, qui est dans la même classe que moi, eu alors la plus brillante idée qu'elle aura jamais de sa vie, appeler ma mère avant que je ne recommence, car l'expérience lui avait appris que je recommencerait.

Le reste est flou et incertain mais on a du venir me chercher et me coucher sans faire d'histoire puisque je me réveillai dans mon lit, l'horloge digitale affichant six heur et demi. Je me réveillait à nouveau à dix-sept heurs passés, je me forçais à me rendormir à chaque réveille durant toute la journée. Ma mère était passée vers midi mais j'avais feint le sommeil, je n'avais aucune envie de parler, de manger ou même de penser.

Pourtant que faire d'autre ? Je n'arrivais plus à dormir et pourtant je préférerais ne pas être réveillée. J'avais l'impression d'être prise dans un ouragan. Mes émotions, ma raison, mes souvenir, ma peur, tous se mélangeait et s'affrontait dans le plus grand chaos. Je n'avais aucune envie de me souvenir et peur de tout oublier. Des images s'imposaient à moi et je les repoussais tout en aillant peur de les perdes. Je ferais les yeux et revoyais ses ruelles sordides, j'ouvrait les yeux et je ne trouve rien qui eu un quelconque intérêt à être regardé. Tout me rappel la soirée passée et pourtant je n'arrivais pas à me rappeler précisément ce qui c'était passé. Des brides de souvenir apparaissaient parfois mais quand j'essayais de les saisir elles s'envolaient et à l'inverse lorsque je les ignorais elles semblaient me rentrer dans le crâne comme des éclats de verre me donnant une migraine atroce. A cette pensée je me dis qu'il valait mieux me concentrer sur ce que je sentais plutôt que sur ce que je ressentais. Je n'ais rien à perdre après tout et avec un peut de chance j'aurait moins mal à la tête me dis-je.

Je m'allongeas donc sur le dos et pris de longues inspirations tout en détendant méthodiquement chaque muscle de mon corps. Mon visage semblait en bon état, je n'avais aucune douleur sauf cette fichus migraine. Mon cou lui en revanche me picotait légèrement. Je tentas de lever mon bras droit mais à peine avais-je contracté mes muscles qu'une douleur fulgurante me traversas. Je me tordis sur mon lit en étouffant mes propres cris. Dieu que ça faisait mal ! J'avais l'impression d'avoir une crampe à chacun des muscles de mon bras ! Recroquevillée sur moi-même j'attendis que la douleur passe, mais le moindre mouvement la ravivait et à chaque fois il me semblait qu'on m'appliquait un fer rouge sur la peau.

Rendormis ou évanoui ? J'en savais rien mais je me réveillais encore. Cette fois si je ne pris même pas le risque de me retourner pour voir l'heur, je n'avais plus mal mais je sentais mes muscles bandés comme des cordes d'arcs. Avec la plus grande précaution je portas mon autre main à ma gorge. Une fine coupure courait le long de mon cou jusqu'à ma nuque, formant un croissant de lune. Personne ne l'avait remarqué ? Il faisait peut être trop sombre la veille. Comment est ce que je allais expliquer ça ? En réalité je ne étais même pas sûr de savoir comment c'était arrivé.

Je me vis alors, mes yeux marron cerclés de noirs, mes cheveux bruns lissés coulant sur les épaules, marchant dans la rue, laissant quelques instant le tapage de la fête derrière moi. Soudain une ombre glissât sur un le mur à ma gauche. Je regardas de l'autre coté de la rue, rien. Je frissonnas puis me retournas lentement, jetant de coups d'½il de droite à gauche. En face de moi, plus bas dans la rue, un homme avançait. Je ne voyais que ça silhouette et mon c½ur se mis à battre la chamade. Il avançait vers moi, moi vers lui, les poings sérés, le menton haut. Il accélérât et je m'arrêtas. Il allait plus vite encore mais je ne bougeais toujours pas. Il n'est plus qu'à quelques mètres de moi quand sans crier gars une poubelle tombât sur une voiture dans un fracassement de plastique et de métal. Je détalais...

# Posté le jeudi 11 juin 2009 12:47

Modifié le jeudi 27 août 2009 04:31

Reflet

Reflet
Au réveil je n'étais pas sûr de savoir si c'était un rêve ou un souvenir. Les deux sûrement puisque je ne me souvenais pas m'être retournée dans mon lit et que c'était trop vrais pour être un simple rêve. Les images avaient déferlée devant mes yeux sans même que je ne me sois rendu conte que je m'endormais. M'étais-je vraiment endormi ? La tornade repris dans mon esprit et la migraine revint avec elle. Je n'avais aucune envie que se sois des souvenirs pourtant je m'accrochais à l'idée qu'au moins je savais ce qui c'était passé même si une partie de mon esprit refusait catégoriquement d'accepter cette idée.

Mes doigts frôlèrent la fine rayure sur mon cou. L'évidence est là, même si ça ne me plaisait pas, même si il y avait des choses que je ne comprenais pas. Un pois énorme s'ôtât de mon c½ur, immédiatement remplacé par un autre. Effectivement, je ne comprenais pas. En fait je ne comprenais presque rien. Mon bras me brûlait, pourquoi ? Ma main en sang, pourquoi ? Pourquoi ne m'avait il pas suivi ? Pourquoi tout ce sang ? Et cette sensation étrange de brûlure ? Et ce sang ?!!

Soudain je me sentis sale. Très sale. Horriblement sale. Mes vêtements me répugnaient, mon odeur me répugnait, mon corps entier me répugnait ! Il fallait que je me change. Il fallait que je me lave. Il fallait que j'enlève cette odeur, cette sensation, que je l'enlève lui, quitte à m'arracher la peau ! Je me sentais souillé par cette chose dont la présence m'était presque palpable. Utilisée comme un vulgaire jouet ! Mon corps n'était plus qu'un pantin recouvert de vase dans lequel j'étais prise au piège ! Je ne pouvais pas rester comme ça. C'était si immonde j'en avais envie de vomir.

J'écarta mes couvertures, me redressa et balança mes jambes au dessus de mon lit. Quelles étaient douloureuses elles aussi ! Mes cuisses, mes mollets et même mes pieds étaient courbaturés. J'avais l'impression d'être une grand-mère. J'avais les genoux qui tremblaient et je n'étais pas sur de pouvoir tenir debout. En plus de ça j'étais obligé de tenir mon bras droit séré contre moi de peur qu'il ne se remette à me brûler. Mais impossible de rester là. Pas comme ça. Mon estomac se tordait et je commençai à en avoir des nausées, alors, doucement mais surtout douloureusement je me levai. Une fois sur mes pieds je chancela mais réussis malgré tout à garder l'équilibre. Des lumières se mirent à danser devant mes yeux et le sang à cogner dans mon crâne comme lorsque l'on se lève trop vite.

Je pris une grande inspiration, tentant temps bien que mal de me contrôler. Je restai ainsi un instant, respirant le plus profondément possible, les yeux fermé, les pieds ferrement encré sur le sol, disons plutôt aussi fermement que je le pouvais. Après une ou deux minutes je rouvris les yeux, les points lumineux avaient disparus, le sol de tanguait presque plus, mais mes jambes tremblaient toujours comme des feuilles mortes. Décrétant que cela ne s'arrangerait pas en restant immobile je pris le chemin de la salle de bain.

Je n'avais pas regardé l'heur mais il devait être tard puisque je n'entendais pas un bruit dans la maison et que dehors les lampadaires illuminaient les rues endormies. Ne tenant pas à être vue dans un tel état de vulnérabilité je m'appliquais à ne pas faire de bruit mais il m'apparut rapidement que c'était inutile. J'étais incapable de faire le moindre bruit quand bien même me serais-je mis en tête de réveiller tout le quartier. Mes pats étaient douloureux et incertains, un mouvement trop brusque me faisait tourner la tête et rallumait les lucioles dansantes ; comment produire ne serai ce qu'un son si le moindre mouvement menaçait de me faire chavirer. Aussi j'avançais précautionneusement et non sans mal jusqu'à la salle de bain.

Ce n'est qu'une fois la porte fermé que je me rendis conte que l'on m'avait débarrassé d'un certain nombre de mes vêtements. J'étais sans chosettes ni pantalon, ma tunique noire tombant sur ma culotte, le cou débarrassé de sa croix d'argent, et les poignets eux aussi mis à nu. Je fis glisser mon bas et ma tunique sans trop d'efforts et de douleur mais il me sembla qu'enlever mon soutien-gorge était une véritable épreuve de suivit. Mon bras droit me faisait souffrir le martyr et lorsque je me contorsionnais pour tenter de l'épargner mes jambes tremblantes menaçait de lâcher. Je triompha finalement du vêtement et me glissa sous la douche.

Je me savonnai, deux fois, et l'odeur du savon fit disparaître celle de ma peau, mais rien ne pouvait empêcher cette impression de souillure profonde. Je fis tourner le robinet sur la droite et l'eau devin glacée. J'espérais que, faute de me laver, l'eau froide me ferait oublier mes douleurs. Ce n'eu pas du tout l'effet voulu. Mon c½ur s'accélérât pour compenser le changement de température et le sang se remis à cogner dans mes tempes tant et si bien que les carreaux de la douche se mirent à danser et mon estomac les imitât, me donnant une migraine et des nausées affreuses.

Pourtant je laissai l'eau ruisseler sur mon corps quelques minutes, jusqu'à ce que je me mette à grelotter, puis, petit a petit j'augmentai la température de l'eau. Je voulais éviter tout choc supplémentaire à moi corps, ce qui était plus que contradictoire avec le fait que je me sois obligé a resté sous l'eau gelée, mais je ne crois pas que j'étais en état de penser de manière rationnel.

De la vapeur fini par s'élever de la douche et de la buée apparu sur les parois vitrées. Ma peau bleuie par le froid redevint blanche, puis rose, puis rouge. Je m'ébouillantais presque et ne pouvait pas mettre le visage sous le jet d'eau mais je persistais à soumettre mon corps à celle chaleur. Je constatais avec soulagement que les muscles de mon bras se détendaient lentement. Après quelques minutes je pouvais plier et déplier le coude sans trop d'effort et surtout sans souffrance. Je restais sous le jet d'eau jusqu'à se que mes mains et mes pied ai gonflés et rougis et point de ressembler à des tomates transgéniques.

Je sortis et constata que la salle de bain était complètement embrumée de vapeur d'eau. Je me dirigea vers le miroir, essuya la buée et les gouttelettes perlant dessus, pris appuis sur le rebord du lavabo pour soulager mes jambes toujours tremblantes et me forçat à regarder mon reflet dans les yeux.

J'eu du mal, beaucoup de mal à soutenir mon propre regard. Je baissais les yeux, les détournais ou me retournais complètement, dos au miroir. Mes yeux marron en amande me fessais pitié, peur et me dégoûtais. Je me voyais me hurler ma douleur par un simple regard. Tu es sale. Tu es faible. Tu as peur. Tu es seul. Tu as mal. Tu es lâche. Mais surtout : tu es une victime. J'avais de la peine pour cet être que je fixais et ça me donnait envi de vomir, bien plus que toutes mes douleurs réunies.

Soudain je balanças d'un grand coup la totalité de se qui se trouvait sur le lavabo. Brosses à dents et dentifrice volèrent à travers la pièce et s'écrasèrent sur le sol carrelé, bientôt suivis par le contenu de l'étagère au dessus du lavabo. Crème divers, maquillages, brosses et autres ustensiles de soin du corps allèrent à la rencontre du carrelage. J'étais faible et folle de rage.

Je regrettai rapidement cet excès de colère, le planché grinçât dans la chambre d'à-côté et je n'avais aucune envie de voir qui que se sois, ou d'être vu d'ailleurs. Jetant un coups d'½il à la porte je vérifiais qu'elle était fermée à clef. Les pats se rapprochaient et je fis un effort pour donner un minimum de contenance à ma voie, histoire de ne pas avoir l'aire d'une mourante, ça serait contre indiqué. On frappât doucement à la porte et la voie de ma mère ce mis a murmurer.

-Hélène ? Hélène tu es là ?
-Oui maman, ma voie était un peut rauque mais ça ne devait pas trop s'entendre derrière la porte.
-Tu vas bien ? J'ai entendus du bruit.
-Oui, oui. J'ai juste dérapé et fait tombé quelques truck. Mais ça va j'ai rien.
-D'accord. Tu as besoin de quelque chose ? Tu as mal à la tête ? Tu a faim peut être ?
-Non maman ça va. Je vais juste prendre une douche, merci.

Ce qui n'était pas très crédible vu qu'elle avait dut entendre l'eau coulée il y a quelques minutes.

-Bon, très bien, je te laisse. Il y a des cachets dans le placard au font de la salle de bain sur la troisième étagère, et de la soupe dans le micro-onde, ajoutât elle avant de regagner ça chambre.

L'avantage avec ma mère c'était qu'elle ne mettait jamais le nez dans mes affaires. Ou du moins elle savait quand et jusqu'où il était judicieux de le faire. Pour l'instant elle gardait la leçon de morale et les questions pour plus tard. Ce dont je lui étais infiniment reconnaissante. Je me retournât et attrapât dans la panière de linge salle mon pyjama de la veille. Puis je me relevai, le nez devant l'armoire à pharmacie. Maman la fermait systématiquement à clef mais laissait toujours la clef sur le verrou. Etonnante tactique mas très efficace, on prend moins facilement des médicaments sous clef, même si on a la clef, que si il sont à porté de main. Comme ça on évite les abus tout en laissant l'accès aux médocs à tout le monde.

Je pris un aspirine et m'habillas, mes mouvements était un peut raides mais la douleur était partie. Puis je jetas un coups d'½il au carrelage de la salle de bain, poussa un soupir et entrepris de remettre chaque chose à ça place. Je n'avais rien renversé sur le sol, par chance tous les flacons étaient solides et fermés. Et je n'avais rien cassé non plus si ce n'est mon petit miroir de poche. Peut importe je ne l'utilisait jamais. Le travaille me parut long et fastidieux, à chaque fois que je me redressait mes oreilles bourdonnaient, bien qu'il ne s'agisse que de quelques brosses à dents et que cela ne durât pas plus de trois minutes. Une fois que j'eu fini mon ventre se mis à gargouiller. Je souris : deux point pour maman. Je descendis donc et mangeât ma soupe froide car je n'avais ni envi de déranger ma mère, ni la patience d'attendre que le bol ai fini de tourner dans le micro-onde. Etrangement, remonter les escaliers me parut plus simple que de les descendre, la soupe de poisson y avait probablement quelque chose à voir.

En passant devant le balcon je vit la lumière allumée et la silhouette de ma mère assise dans le fauteuil en osier derrières le rideaux. Traduction : je suis là si tu veux parler mais ne te sent pas obligé. J'adorais ma mère, elle était trop forte se jeux là. Mais je n'avais aucune envie de parler ce soir, ou ce matin, et je rejoins ma chambre. Je me glissas sous mes couvertures et m'endormis presque instantanément. La douche, les médocs, la soupe, ma mère, tout ça me faisait un bien fou sans que je m'en rende vraiment compte. Dommage.

# Posté le mercredi 26 août 2009 05:12

Modifié le jeudi 27 août 2009 03:13

Blessures

Blessures
Le lendemain ce fut mon portable qui me réveilla. Génial, ça voulait dire qu'on était lundi matin... Je marmonnas quelques jurons et tiras les couvertures sur ma tête. Je comptas jusqu'à dix, rassemblant mes idées et mon courage, puis jetas mes couettes le plus loin possible et dans la foulée balanças mes jambes par-dessus mon lit. Je fus prise de vertiges plus puissants que d'habitude mais rien de bien grave. Après une petite minute je me levas en ménageant cette fois ma pauvre tête. J'eu une brève hésitation et me rendis conte que mes douleurs avaient presque toutes disparus. Je sentais mes jambes encore un peut faible, mon bras droit étaient raide et courbaturé, mais à par ça tout paraissait en ordre.

Il ne me semblait pas avoir passé une excellente nuit mais dans l'ensemble je me sentais bien. Un peut dans les vapes mais je ne fis aucun effort pour me faire redescendre sur terre. Je n'en avais pas envie. Je pris mes vêtements, allât à la salle de bain et passas mon bras droit sous l'eau chaude, puis très chaude, jusqu'à ce qu'il se détende. Ensuite je m'habillas et descendit à la cuisine où un mot m'attendait sur la table.

« J'ai dut partir plus tôt, une urgence, je rentrerait vers 19h30 pour te passer un savon.
Bonne journée
Bizous
Maman. »

Elle avait vraiment des horaires de dingue ! Il était huit heurs moins dix et elle rentrerait à dix-neuf heurs trente. Je ne deviendrais jamais chirurgienne... ou urgentiste... me dis-je, je n'avais jamais vraiment pris la peine de faire la différence. Je relus le mot et souris. Par « passer un savon » elle voulait dire qu'elle allait vouloir vérifier si je n'étais pas droguée, alcoolique ou dépressive, mais ça n'irait probablement pas plus loin.

Je n'avais pas faim mais le goût de la soupe aux poissons restait dans ma bouche alors je pris un gâteau sablé et un vers de jus d'orange. Tout en mangeant, je savourais le calme de la maison plongée dans la peine ombre. Nous ne vivions que toute les deux, ma mère et moi. J'étais fille unique et ma mère avait quitté mon père quand elle avait appris à 18 ans qu'elle était enceinte. Non, je vous jure, c'est elle qui l'a quittée, mon père ne doit même pas savoir que j'existe. Dès qu'elle avait appris qu'elle allait avoir un bébé ma mère a compris qu'elle ne pouvait pas rester avec un mec comme mon père, se reposer sur lui, lui faire confiance, elle a décider de gérer ça seul. A 18 ans et en suivant ses études de bio puis de médecine ! Bien sur mamie a aidé, une fois qu'elle l'a su, c'est-à-dire plus de trois mois après ma naissance. Une fois je lui avais demandé si elle avait était en colère contre ma mère parce qu'elle lui avait caché mon existence. Mamie m'a répondu « Je lui ai fait la moral, pendant à peut près trente secondes. » Puis elle c'était retourné vers moi et avait ajouté avec un clin d'½il, « J'aurait fait exactement la même chose a ça place, mais surtout ne lui dit pas. »

Ma mère et ma grand-mère étaient des battantes, des warriors même, et moi... Les images de samedi soir me revinrent en mémoire. Ma course éperdue dans les rues désertes de la ville, ma fuite. J'avais été lâche, horriblement lâche. Je m'étais toujours juré de ne jamais fuir, comme ma mère l'avait fait. Mais j'avais fuit, j'avait courut comme un lapin pourchassé par une meute de chiens. Je bouillonnais de l'intérieur. Plus j'y pensait et plus la rage montée en moi. Je tentais de me contenir, de calmer les flammes qui commençaient à me consumer, de retenir les larmes qui me brûlaient les yeux, mais c'était dur, très dur. Mon regard se posât sur le miroir du salon. Le visage blafard, les mâchoires serrées, les yeux rouges, le regard pathétique. La rage ce mêlât de honte et de dégoût. Quelque chose explosât et je balanças le paquet de gâteau sur le miroir qui vibrât sous l'impacte alors que les biscuit ce désintégraient en petits morceaux.

Il fallut que l'horloge « bip » huit heur pour que je reviens dans le monde réel. J'étais resté dans une sorte d'hébétude enragée, me retenir de tout casser m'accaparait l'esprit au point que je ne pouvais faire un geste ou penser à autre chose. Je me retournas pour poser mon vers sur la table de travaille et me rendit conte qu'il ne restait plus que des morceaux de vers brisés dans ma main saignante. Je lâchât immédiatement les débris et me passât la main sous l'eau. Ca saignait beaucoup bien que les entailles ne semblaient pas profondes. J'attrapas l'essuie-tout le la main droite et me l'enroulas autour de l'autre main avant de me précipité vers l'armoire à pharmacie de la salle de bain. Dans ma précipitation je me renversas la bouteille de désinfectant dessus et ma peau pris une couleur rose chewing-gum, puis je me recouvris la main de bandages.

Je m'arrêtai un instant devant mon pansement improvisé. Je n'étais pas sûr du tout que l'on procède de cette façon pour appliquer un bandage. Je m'étais souvent blessé mais c'était toujours ma mère qui s'occupait de me rafistoler. Après quelques secondes, je remarquais que le sang ne se voyait pas à travers le bandage. Plus de peur que de mal. Les images de samedi me revinrent une fois de plus en tête, j'avais du eu sang sur les main là aussi. En y repensant cela ne semblait pas si étonnant que ça... J'avais dut le griffer, ou peut être que je n'ai fait qu'rouvrir une récente blessure, et si ça se trouve y avait pas tant de sang que ça, j'ai juste eu peur c'est tout...essayais-je de me convaincre. Il est étonnant de voir comme l'esprit humain est capable de se tromper lui-même, de nier l'évidence, pour que tout rentre dans les normes de sa logique, tout comme il est capable de nier toute logique pour donner crédit a ses croyances. Mais en l'occurrence, quelque chose en moi persistait à me dire que mon explication n'était ni croyable ni logique.

Je me regardas à nouveau dans le miroir mais cette fois se fut sur la fine rayure cerclant mon cou que mes yeux se fixèrent. La seule remarque que mon cerveau réussi à faire fut : Tu pourras dire qu'on t'a arraché ton collier. Je n'avais alors qu'une vague idée de la véracité de ma pensée.

Soudain je revins au monde réel. Il était huit heurs dix passé et j'allais être en retard. Je descendis les escaliers, attrapât mon sac, passât la porte, donnât un tour de clef, attrapât mon vélo et dévalas la rue à toute vitesse. J'arrivai au lycée juste après la fermeture les grilles du garage à vélo. Obligée de l'adosser à une maison je me dis qu'il y avait une chance sur cinq que je le retrouve se soir et une chance sur dix que l'un des riverain ne m'ai pas crevé les pneus d'ici là. Le cartier c'était ligué contre l'invasion des vélos de lycéens, juste après avoir signé une pétition contre les voitures et les scooteurs.

Il n'y avait presque plus personne dans le hall, et tous les couloirs étaient plein à craquer. Je me faufilas jusqu'à ma salle de cours où les autres élèves de ma classe attendaient. Mon arrivée passa relativement inaperçus dans le vacarme et l'agitation mais petit à petit les élèves entrèrent dans leurs classes et les couloirs finirent par être entièrement vide. Plusieurs de mes camarades s'intéressèrent alors à moi mais le plus étonnant c'est que j'eux juste droit à quelques blagues de potaches, puis chacun retournât à son petit groupe, à ses petites histoires, à sa petite vie. La journée fut plus qu'habituelle, quelques question sur mon bandage mais tous ceux qui étaient là lors de la soirée m'avait vue avec la main en sang donc le nombre de gens à informer étaient réduit, et ce fut tout. Je restai loin du monde comme à mon habitude, mangeai seul et en quatrième vitesse, et passai mon temps libre assise dans les couloirs à rêver ou à lire. Pas palpitant mais je préférai çà à l'agitation et aux conversations du « commun des mortels », de plus c'était idéal quand on voulait s'occuper l'esprit et le remplir d'information vide de sens mais oblitérant toute pensée, tout souvenir.

La cloche sonna la fin des cours et je sortis retrouver mon vélo. Il était toujours là mais les pneus étaient bien crevés, coupé au couteau. Autour de moi d'autre élèves s'énervaient et tapaient du pied devant les cadavres de leurs deux roues. Un instant l'envie de faire comme eux me pris, mais qu'es ce que ça changerait ? Je défis la chaine, accrochât mon sac au porte bagage et commençât à rentrer à pied.

Il était dix-huit heur passé, un lundi de novembre, et la nuit commençait déjà à tomber sur ce jour froid. Je ne m'étai pas assez couverte en partant et le vent serpentait sous me vêtements. Les ruelles sombres réapparurent, encore. Je tentai de les chasser mais elles persistaient, défilant dans ma tête jusqu'à me mener au cul-de-sac. Son ombre réapparus. Ses mains, son odeur, sa présence entière reparus comme un monstre sortant de sa boite. Soudain j'eux un frisson qui me fit trembler tout le corps et mon bras droit se mis à me lancer. Je ressentis d'abord une douleur aigue, comme si on me coupait la peau au rasoir depuis l'épaule jusqu'au poignet. Je lâchas mon vélo et m'agrippas l'avant bras avec ma main gauche, me pliant en deux pour contenir la douleur. Puis tous les muscles de mon bras se contractèrent et il me sembla que mes nerfs prirent feu. Je tombas à genoux sur le bitume, prise de vertiges, alors que mes oreilles se mettaient à bourdonner et que ma vison se criblait de petites taches de lumière.

Si je n'étais que très vaguement consciente des personnes qui s'agglutinaient autour de moi et il m'était absolument impossible de savoir se qu'ils disaient, ni même de leur accorder la moindre attention. Quelqu'un m'attrapât le bras et je le retirai aussi sec, déclenchant une nouvelle vague de douleur qui manquât me faire vomir sur le pavé. Sous mes doigt je sentais mes muscles se tendres, gonfler, ondulaient, comme si j'avais un animal qui se débâtait furieusement à la place de mon bras. On tentât de me l'attraper à nouveau mais cette fois la poigne était ferme et je ne pouvais pas m'en défaire. La douleur était insoutenable et ma peau me brulait littéralement là où on l'avait empoignée. Je réagis alors instinctivement et mordu à pleine dent ce bras inconnus qui me faisait tant souffrir. A travers les bourdonnements j'entendis un cri de surprise puis de douleur. Une odeur de viande emplis mes narines, suivit par un léger gout ferreux, et je sentis mon bras se détendre et les brulures se calmer. Puis, il me semblât qu'un bus me rentrât dans figure et je lâchai ma prise.

Le coup de poing assigné par celui qui quelques secondes plus tôt voulais m'aider me fit reprendre mes esprits. La souffrance c'était affaiblie en une plainte lancinante, les haut le c½ur avaient disparut, mais le taches de lumières et le bourdonnement étaient toujours là, ainsi qu'une désagréable douleur à la joue droite. Ce qui était probablement dut au formidable crochet du gauche de mon « sauveur ». Ma tête était posée sur le pavé froid du trottoir et je me relevas péniblement, mon bras droit toujours séré contre moi. J'eux une légère sensation de vertige mais cela passât immédiatement. Les cris attirèrent mon attention sur se qui se passait au dessus de moi.

« -...un peut ce qu'elle m'a fait ! dit avec colère un homme qui relevait la manche de son pull pour montrer son bras saignant.
-Elle à la rage ou quoi ? rayât une jeune fille derrière moi.
-Mais non elle à juste eux peur, et vous avait dut lui faire très mal, fit remarquer un homme juste au dessus de moi.
-Ouais, bâ, elle a de la chance que je lui montre pas ce que c'est que d'avoir mal ! »

Quelqu'un s'accroupis alors à coté de moi en posant sa main sur mon épaule mais mon attention était entièrement accaparée par ce qui se passé au dessus de moi.

« -Je vais lui casser les dents ça lui apprendra à me...
-Calmez v...
-Ca suffit ! »

Le ton de ma voie me fit sursauter moi-même et l'effet sur les autres en fut déroutant. L'homme qui un instant avant menacer de me frapper avait fait un pat en arrière et me regardait avec de grand yeux effarés, derrière moi une jeune fille poussât un petit cri de surprise, et le reste des gens ne bougeaient plus d'un cil. Sur l'instant je ne remarquai rien, mon regard était fixé dans la rétine de celui que j'avais mordu, une expression de colère et d'agacement sur le visage.

Je me relevai sans détourner le regard, mon bras droit contre ma poitrine. A coté de moi un petit garçon qui devait avoir huit ans, ses cheveux ondulés et en bataille lui descendant jusqu'aux épaules, m'imitât sans un mot. Je restai un moment les yeux braqué sur l'homme, les dents serrées, ne sachant trop que faire mais bouillonnant de colère. Lui ne détourât pas le regard, comme un lapin prix dans les phares d'une voiture, jusqu'à ce qu'un de ses amis lui attrape l'épaule et lui dise de laisser tomber. Je tournas alors la tête et vis la demi-douzaine de personne que me regardait comme si il m'était poussé des antennes. Cela me mis encore plus en colère, enrager même.

Il y eux alors un mouvement sur ma droite accompagné d'un bruit de caoutchouc et d'un crissement métallique. Le petit garçon aux cheveux ondulés remit mon vélo debout et me regardât dans les yeux. Les sien avaient une couleur ambre qui lui donnait un air bestial. Puis sans un mot il se mis en route, fendant la foule et remontant la rue sur laquelle je marchait il a quelques instants. Sans réfléchir je lui emboîtai le pat, marchant au nivo de la roue arrière de mon vélo, utilisant mon bras gauche pour soutenir le droit, ne pensant surtout à rien, me contentant de ressentir la colère dans chaque parcelle de mon corps.

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:38